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Actualité Grasse

lundi 12 mai 2008

Grasse : " Que toute la lumière soit faite sur la mort d'Hakim "

 Une foule très dense a parcouru la ville dans le silence hier en souvenir d'Hakim.  :  Photo L.T. Une foule très dense a parcouru la ville dans le silence hier en souvenir d'Hakim. : Photo L.T.

Hier, 14 heures. Du 31 bd Victor-Hugo, domicile de la famille Ajimi, le cortège silencieux démarre. Certains portent des T. shirts « repose en paix ». En tête, le père, la mère, la soeur et les deux frères d'Abdelhakim, 22 ans, décédé vendredi lors de son interpellation. Son portrait est au premier rang. Un silence de plomb règne, alors que la marche traverse le quartier du jeune homme.

« Halte aux violences policières », « Hakim on t'aime, repose en paix », « Que justice soit faite », « Ceux qui gardent la paix tuent nos enfants », « Justice pour Hakim » lit-on, sur les banderoles. Sur celle qui porte la photo d'Albdelhakim est inscrite en arabe la prière des morts. Le musulman mourant doit la prononcer pour reposer en paix.

Devant les assurances Generali, où s'est produite l'interpellation, la foule s'arrête. La famille et les proches, tenant toujours les calicots, disent une prière. L'émotion est tangible.

Le cortège grandit, des poussettes des parents portant de petits enfants le rejoignent. Il longe Exporose puis emprunte le bd Fragonard et poursuit sa route vers le commissariat, but de la marche.

D'après la police, 6 à 700 personnes le composent. Au final, plus d'un millier. Dans la foule, des témoins, les associations humanitaires, le MRAP et la Ligue des Droits de l'Homme, Me Sylvain Pont, l'un des conseils de la famille.

C'est devant le commissariat que les esprits s'échauffent. On scande « Policiers, assassins », Justice pour Hakim », « Responsables en prison », puis des sifflets fusent, quelques coups sont portés contre la porte mais l'imam Djadi s'interpose, appelant au calme. Il est entendu.

Le flot fait demi tour. « A la mairie ! » entend-on, mais la marche continue vers son point de départ. Du haut du Barri, Walid Klai, cousin de la famille, prend la parole. « On veut que la justice condamne les responsables de ce meurtre. Cela demande de la sérénité. Respectez la famille, évitez les débordements, et quelles que soient vos croyances ayez une pensée pour lui ».

Il appelle aux dons, aux témoignages à la police et au soutien de la famille pour laquelle un comité est créé (infos au 0661473917).

Calmement, la progression reprend, pour raccompagner la famille jusqu'à son domicile. Jusqu'aux résultats de l'autopsie de mardi, l'attente sera longue.

Valérie Allasia
Nice-Matin

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Un homme meurt durant son transfèrement au commissariat de Grasse

10.05.08 | 12h44

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Un homme de 22 ans interpellé vendredi à Grasse (Alpes-Maritimes) est mort durant son transfèrement au commissariat de police de cette ville, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

 

Selon le journal Nice-Matin, qui a publié l'information samedi, une rixe a éclaté lorsque Abdelakim Ajiimi s'est vu opposer un refus dans une agence du Crédit agricole où il était allé retirer de l'argent.

Interpellé ensuite par la police, il s'est violemment débattu, l'un des quatre policiers procédant à l'interpellation ayant une épaule démise.

Le père d'Abdelakim Ajiimi, cité par Nice-Matin, a raconté qu'un témoin, qui aurait filmé la scène, a vu l'homme littéralement étranglé puis jeté dans le coffre de la voiture de police.

De source policière, on a précisé que les fonctionnaires, constatant dans la voiture que le jeune homme était inconscient, ont tenté un massage cardiaque. Les pompiers, prévenus, n'ont pas pu le réanimer.

Le corps d'Abdelakim Ajiimi sera autopsié mardi à Nice et une enquête a été ouverte par l'Inspection géénrale de la police nationale ("police des polices") dont des membres sont arrivés à Grasse pour déterminer les causes du décès.

Selon les premières constatations du médecin légiste, le corps ne portait aucune trace de coups pouvant expliquer le décès.

Abdelakim Ajiimi faisait l'objet d'une procédure judiciaire pour conduite sous l'emprise de drogue, a-t-on indiqué de source judiciaire.

Une autre procédure pour rébellion avait été classée sans suite après son placement dans un hôpital psychiatrique, dont il était sorti en avril, a-t-on ajouté de même source.

Il n'y a pas eu d'incident dans la nuit à Grasse à la suite de ce décès.

 



mardi 06 mai 2008

Grasse : la ville sous haute sécurité pour la visite de Rachida Dati

 A la maison d'arrêt dont les environs avaient été sécurisés par les forces de l'ordre hier. A l'entrée les surveillants ont fait une haie d'honneur à la ministre.  :  A.-B. J. A la maison d'arrêt dont les environs avaient été sécurisés par les forces de l'ordre hier. A l'entrée les surveillants ont fait une haie d'honneur à la ministre. : A.-B. J.

Rachida Dati, la ministre de la Justice, est restée seulement une heure hier après-midi à la maison d'arrêt de Grasse mais sa visite éclair n'est pas passée inaperçue.

Pour sortir de la pénétrante et rejoindre la maison d'arrêt le cortège ministériel (composé de 6 voitures et de 6 motards) a traversé une ville où la circulation a été prise en charge par les forces de l'ordre pour éviter tout embouteillage.

Dès le rond-point des Quatre-Chemins 6 policiers municipaux attendaient le cortège qui venait de Nice. Un peu plus haut, 5 autres policiers au rond-point des Chasseurs-Alpins, 2 entre le Jeu-de-Ballon et le casino de jeux, 3 à Altitude 500... Sur cet itinéraire la circulation a été bloquée une dizaine de minutes.

Plus de 30 policiers

Au total « une vingtaine de fonctionnaires sont mobilisés » comptabilisait hier Régis Michel, responsable de la police municipale.

Quant au cortège, il a été pris en charge par des motards de la police nationale et de la gendarmerie. Sur place ce sont les effectifs du commissariat, sous les ordres de la commissaire Véronique Morandi, qui ont assuré la sécurité de la ministre. Une dizaine de fonctionnaires ont été mis à sa disposition.

À la maison d'arrêt ce dispositif a été renforcé par un groupe du commissariat de Cannes. Le mercredi après-midi est en effet jour de parloir et les organisateurs de la visite ministérielle ne voulaient pas de débordement, surtout au moment de la conférence de presse prévue à la sortie (lire en pages départementales).

La ministre est repartie un peu après 15 h 15 après une visite très médiatique des nouvelles installations de sécurité, commandées après la spectaculaire évasion du 14 juillet dernier..

Frédéric Delmonte
Nice-Matin

mercredi 16 avril 2008

Grasse : Les salles communales difficiles d'accès aux particuliers

Une dizaine de salles communales et pourtant, il n'est pas facile pour un particulier d'y avoir accès pour y organiser une manifestation privée : mariage, baptême et autre anniversaire.

Pourquoi ? Parce que la vie associative est très dynamique à Grasse et que les salles lui sont prioritairement dévolues.

Mais aussi parce que certaines ne sont pas équipées ou aux normes pour recevoir ce type de manifestations (absence de cuisine, par exemple). Et puis encore, parce que, dans les hameaux notamment, certaines sont enclavées au milieu d'habitations et qu'elles peuvent être, en particulier lors de fiestas sources de nuisances dont se plaint le voisinage.

« À Saint-Jacques, explique la secrétaire de la mairie annexe, la salle polyvalente est occupée tous les soirs par des activités associatives. Elle accueille également des assemblées générales... Il ne reste pas de place pour les particuliers. En plus notre salle est vraiment au milieu d'immeubles. »

Conclusion, dans les hameaux sur les six salles communales, seules trois sont ouvertes aux particuliers sous certaines conditions : Saint-Antoine, Fleurs de Grasse (ex-Blaquière) et Saint-Claude.

À Saint-Antoine, cependant, les délais d'attente sont de 6 mois à 1 an pour obtenir un créneau horaire d'après la mairie annexe qui gère en direct les locations. Mieux vaut donc être patient.

Aux Fleurs de Grasse, Sabine Rakotovao, coordinatrice du quartier, explique : « Les locations sont très encadrées. On ne loue la salle que deux week-ends par mois aux particuliers issus du quartier des Aspres, parce que la salle est au milieu des habitations, qu'elle est surtout utilisée (gratuitement) par les associations du quartier et le service jeunesse. »

La nouvelle salle polyvalente de Saint-Claude est en revanche porteuse d'espoir. D'autant qu'elle est gratuite jusqu'au 1er septembre. « Nous enregistrons déjà pas mal de demandes pour les mois à venir, notamment des mariages et quelques anniversaires », explique-t-on à la mairie annexe. Pour s'inscrire, il faut d'abord téléphoner (04.93.70.29.59) puis confirmer par courrier adressé à l'adjoint de quartier, Philippe Bonelli (5, traverse de la Cavalerie à Grasse).

Quant au centre-ville, il n'offre quasiment aucune chance aux particuliers de trouver salle à leur goût. Là encore elles sont prises d'assaut par la vie associative, mais aussi, notamment au Palais des congrès, par des événements, symposium, séminaires et autres... congrès, justement.

Pourtant les demandes existent, une cinquantaine par an que le responsable, Franck Debruyne, décline systématiquement. Au Palais les tarifs ne sont guère plus intéressants que dans le privé : environ 905 euros hors taxes la location contre une fourchette allant de 38 e à 228,50 e, selon la taille de la salle et le nombre de personnes accueillies, par exemple à Saint-Jacques.

M.L.M.
Nice-Matin


Arc en Ciel

Actualité Grasse

mercredi 16 janvier 2008

Grasse : A la Blaquière, les mamans « Arc en ciel » sortent leur calendrier

Le calendrier des mamans Arc-en-ciel est sorti. Il est disponible au prix de 3 euros pour les habitants du quartier des Aspres et de la Blaquière et de 5 euros pour les autres. Il a été présenté hier au LEC des Aspres.

« C'est sa première édition » annonce Hayate Bekhaled, éducatrice spécialisée de l'association ADSEA, qui a accompagné les militantes de cette association dans leur projet.

Il s'agit d'une véritable aventure humaine, témoignent Yamina, Béatrice et Zoubida, de l'association Arc-en-ciel.

« L'idée était de fédérer les habitants et les acteurs du quartier des Aspres et de la Blaquière autour de ce projet de calendrier » explique Hayate Bekhaled. « Les fédérer et promouvoir les actions de l'association, en faisant, en même temps connaître les acteurs et intervenants du quartier » ajoutent Yamina, Béatrice et Zoubida.

Pour chaque mois de l'année, un intervenant est mis en avant, avec sa photo, son rôle et ses coordonnées. Ainsi, on retrouve les employés de la ville qui travaillent sur le quartier, ceux d'Azur Provence Habitat, des jeunes artistes, quelques commerçants et les associations. « C'est une façon de mettre en avant le quartier et de construire un outil de communication » ajoute Hayate Bekhaled.

Le travail de mise en page a été organisé par Kadija Sta de l'espace informatique et internet (ERIC) de la Blaquière, avec les mamans d'Arc-en-ciel. Elles ont utilisé des logiciels gratuits et ont fait imprimer le calendrier par un centre d'aide par le travail qui emploie qui personnes handicapées. Deux cents calendriers ont été édités. La ville et Azur Provence Habitat ont aidé financièrement à sa publication. Les bénéfices des ventes serviront aux actions des mamans Arc-en-ciel.

F. D
Nice Matin

Posté le 17/01/2008 | 20 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Maison des Associations

Actualité Grasse

dimanche 20 janvier 2008

Grasse : " il y a de la joie dans le don de soi et le bénévolat "

Lors de la cérémonie des vœux aux très nombreux et très actifs clubs de la cité, le maire a rendu hommage à tous ceux qui donnent sans compter.

Hier après-midi à la Maison des associations, il y avait « du concentré de bénévolat » à l'occasion des vœux du maire aux associations de la commune. Une cérémonie qui a permis à Jean-Pierre Leleux, et avant lui au conseiller municipal Georges Brunetti, de rendre un hommage appuyé aux très nombreux et très actifs militants grassois : « Comment fonctionnerait une communauté sans vous, sans votre énergie, votre volonté de servir les autres, sans votre générosité », disait le premier magistrat.

Georges Brunetti insistait sur le cœur battant (dans les deux sens du terme) du monde associatif représenté, rappelons-le, par des centaines de clubs actifs dont une cinquantaine dans le domaine du sport, une quarantaine dans le domaine militaire et tant d'autres dans le social, le culturel, l'économique, l'éducatif, le caritatif, les quartiers, l'environnement...

La Maison des associations inaugurée le 21 janvier 2006 a trouvé sa vitesse de croisière : « Une cinquantaine de structures grassoises, mais aussi de plus en plus issues du pays grassois, sont conventionnées », affirmait Jean-Pierre Leleux rappelant que la Maison est ouverte à toutes les créativités et générosités. Il reste encore de la place et c'est le moment de s'inscrire.

Savoir +

Pour tous renseignements sur la vie associative, sur le conventionnement avec la Maison des associations,

ou sur le renouvellement de sa convention en téléphonant au 04.97.05.57.70.

Courriel : maison.associations@ville-grasse.fr

M.L.M.
Nice Matin

Posté le 21/01/2008 | 50 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

VIDEOSURVEILLANCE

Actualité Grasse

jeudi 24 janvier 2008

Grasse : En direct du centre de contrôle de la vidéosurveillance

À Grasse, les yeux de la ville se trouvent dans les entrailles du parking de la Roque. C'est là, dans un local sans prétention qu'est installé le centre de visionnage des 13 premières caméras de vidéosurveillance. N'y entre pas qui veut ! Pour y pénétrer, il faut avoir un badge et franchir deux portes coupe-feu, dont une est surveillée par une caméra.

Dans une première salle, un réfrigérateur, une table et un micro-onde. C'est la salle de vie.

Dans une autre, deux écrans d'ordinateurs et des disques durs, « où sont enregistrées pendant 15 jours les images. Ensuite, elles sont détruites » précise Charles Nicolas, le responsable de l'exploitation. Seulement trois personnes peuvent y accéder.

La dernière enfin, au fond du couloir, est la plus importante : elle renferme un large écran plat, où une mosaïque d'images s'affiche, ainsi que deux ordinateurs pour commander les caméras. On y observe le spectacle de la ville en direct.

Depuis le 5 décembre, c'est ici que deux opérateurs scrutent les images du système de vidéosurveillance voulue par la municipalité. « Il y en a toujours deux et ils sont douze à se relayer 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 » précise Charles Nicolas.

Ces guetteurs se partagent la surveillance de la commune. Un a en charge le visionnage des 6 caméras du centre-ville, l'autre des 5 de la Blaquière et des 2 du Plan. D'un simple geste de souris, ils peuvent prendre le contrôle de la caméra : faire un plan fixe sur une zone précise, utiliser le puissant zoom ou commander une rotation complète. Le système est plutôt précis et le zoom permet de lire nettement une place d'immatriculation à plus de 200 mètres.

Un carré blanc pour préserver l'intimité

En revanche, pour préserver la vie privée des riverains, quand la caméra passe devant une façade d'immeuble, un écran gris apparaît automatiquement et dissimule aux yeux des opérateurs les fenêtres.

Ainsi, à la Blaquière, les immeubles entiers apparaissent en gris. Seule la toiture et le bas des immeubles restent nets.

Pour l'instant le système est encore en rodage. « Nous devons nous améliorer, mais avec la vidéosurveillance, nous sommes plus réactifs » a constaté Michel Thomas, chef de la police municipale.

En effet, quand les opérateurs observent une scène qui leur paraît douteuse, ils appellent le standard de la police municipale. Soit de 5 à 8 appels par jour.

« C'est pour nous un nouvel outil, performant et pointu. Il commence à avoir son effet. A la Blaquière le climat est plus calme » avance M. Michel.

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Frédéric Delmonte
Nice Matin

Posté le 24/01/2008 | 44 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

PLAN BANLIEUE

Actualité Grasse

jeudi 24 janvier 2008

Plan banlieue : ce qu'ils en pensent

En attendant la présentation officielle du « plan Banlieue » le 8 février prochain par le président Sarkozy, on peut d'ores et déjà se poser plusieurs questions au sujet de ce programme national visant à aider les cités, et surtout leurs habitants, à vivre mieux.

D'abord, faut-il considérer la Blaquière comme une cité ? Une première question qui s'impose en regard de la réaction des habitants quand on aborde le sujet.

Si oui, le « plan Banlieue » pourra-t-il s'appliquer à la ville de Grasse et sous quelle forme ? Le seul quartier de la Blaquière sera-t-il concerné ou bien comme le soulignait un habitant du centre historique, « le cœur de ville grassois pourra-t-il être considéré comme une banlieue puisqu'il en emprunte certaines caractéristiques comme les problèmes sociaux, l'emploi, le logement, une jeunesse en déroute...»

«D'autant que pour le renouvellement urbain, le centre-ville a été englobé, ça crée un précédent », s'empresse d'argumenter un autre.

Rappelons que cette nouvelle politique en faveur des banlieues, présentée succinctement avant-hier par Christine Boutin, ministre de la Politique de la ville, et Fadela Amara, secrétaire d'État, aura trois priorités, l'emploi, l'éducation et le désenclavement.

Sans attendre d'avoir les réponses aux nombreuses questions qu'une telle annonce incomplète amène, nous sommes allés à la rencontre de quelques habitants du quartier pour leur demander ce qu'ils en pensaient.

Sur les quelques personnes interrogées, ce sont des jeunes d'une vingtaine d'années qui se sont montrés le plus au fait de cette actualité toute récente.

Toutes ces personnes partagent cependant une même opinion : « Un plan banlieue pourquoi pas à condition que l'argent soit bien utilisé pour le quartier. »

M.L.M.
Nice Matin

Posté le 24/01/2008 | 24 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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